Le Manoir de Tyneford, Natasha Solomons

Après ces longs mois de révisions, un peu de vacances se sont imposées d’elles-même.  Me voilà donc partie entre Londres, Paris, Lyon et le Var. Il était évident que le nombre d’heures passées dans les transports et à les attendre allait s’accorder au nombre de mes destinations. Il me fallait donc un compagnon de voyage sinon deux voire trois.

Oui, je suis comme ça : un véritable coeur d’artichaut.

Ma soeur m’a donc conseillé ce roman ayant pour cadre l’Angleterre des années 1940, un manoir, ses domestiques… Vous l’aurez compris mon âme de fan de Downton Abbey s’est enflammée à l’idée d’avoir trouvé le compagnon idéal. En plus, il avait pour autre thématique la seconde guerre mondiale ! On semblait faits pour s’entendre.

Tant de signes prometteurs auraient du me mettre la puce à l’oreille.

Elise Landau, une jeune fille de la haute bourgeoisie viennoise, se voit contrainte de quitter son agréable cocon familial pour l’Angleterre alors que les  mesures anti-juives commencent à se faire de plus en plus dures en Autriche. Elle se retrouve contrainte, comme bien d’autres exilés, à se faire engager comme domestique. Elle atterrit au manoir de Tyneford, une jolie propriété du Dorset. Commence alors pour elle la découverte  en plus des codes sociaux anglais et de la langue, du déclassement social, de l’inconfort et du labeur. Pourtant, elle se surprend à tomber amoureuse des lieux, des us et de certains de ses habitants.

Alors, alors… par où  commencer?

En toute honnêteté, ce n’est absolument pas un roman désagréable à lire : c’est facile, léger et ça ne prend pas trop la tête. idéal pour 10 h de bus me direz-vous. D’ailleurs c’est le temps qu’il m’aura fallu, entre-coupé de siestes, pour arriver à la fin des aventures de la jolie Elise.

Mais voilà, je pense que le confinement et l’absence de toutes autres activités possibles ont permis que je m’intéresse durablement à cet ouvrage.

L’histoire est aussi fine que du gros sel :

Elise, le vilain petit canard, oisif, puéril, gourmand se métamorphose en belle jeune femme raisonnable et mature.  Evidemment, tout le monde tombe sous son charme etc etc…

Le sous-texte sur le déclassement, les métamorphoses de la société anglaise (fin du régime des domestiques) est bien présent mais très peu dégrossi. On songe au déploiement que cela pourrait prendre dans Downton Abbey et on ne peut qu’être déçu.

La bluette est pire que convenue et le dénouement plein de bons sentiments.

Bref un roman de vacances quoi…  Sexy et tout mais une fois les vacances passées vous laisse perplexe sur les raisons qui  vous y ont poussé.

Ce livre est fait pour vous :

-si vous avez pleeeeeeeeeeeeeeein d’heures de transport devant vous.

-si vous êtes accro à Downton et que vous avez besoin d’une dose même faiblarde pour tenir jusqu’à septembre.

-si vous êtes en manque de bons sentiments.

-si vous ne savez vraiment pas quoi faire.

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