Le 12 tribus d’Hattie, Ayana Mathis

Avec ce roman, je vous propose de faire une plongée dans l’histoire des Etats-Unis du XXe à travers le destin d’une fratrie et de leur mère .

Hattie jeune adolescente quitte sa Georgie natale, terre d’oppression et de pauvreté, pour rejoindre la « Terre Promise » du Nord des Etats-Unis. A l’image de Jacob, dont le titre est une référence, elle y donne naissance à 12 enfants soit autant de promesses de renouveau et d’espoir d’une vie meilleure.

Chaque chapitre, classé chronologiquement, se consacre à un des enfants en particulier et à un moment clé de leur vie. On y découvre la réalisation ou pas de ces espérances mais aussi en filigrane la vision qu’ils ont de leur mère, Hattie, qui apparaît tour à tour comme une femme aimante, meurtrie, bafouée mais aussi dure, pleine de rancoeur, détachée tout en étant unanimement forte, solide et finalement toujours présente pour aiguiller son troupeau (« Shepherd » signifiant berger) à travers la misère et les mauvais coups du sort. (Le plus frappant étant l’exemple de Bell.)

Chaque destinée s’entrelace avec celle des US : la ségrégation, la guerre du Viet-Nam et l’avancée des droits pour les Noirs Américains.

Un roman un peu trop lourd pour les vacances car les sujets abordés sont loin d’être joyeux : à réserver pour des moments moins ensoleillés.  Néanmoins, c’est très bien écrit, on se prend sans peine au système des chapitres et on se surprend à découvrir le visage d’Hattie qui finalement ne sera jamais comprise par ses proches.

 

Ce livre est fait pour vous si :

– vous aimez les sagas familiales

-vous avez pour passion l’histoire américaine

– vous aimez Tony Morrisson.

 

moisamericain

 

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13 réflexions sur “Le 12 tribus d’Hattie, Ayana Mathis

  1. Heu … Pas tout à fait l’unanimité. j’ai bien aimé ce titre, dans l’ensemble, mais la construction du roman m’ a plutôt fait penser à une suite de nouvelles, même si chaque histoire est attachante, le portrait d’Hattie, qui reste en creux, m’a semblé inabouti et l’ensemble un peu décousu, le roman en perd de la force.

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